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Suprême conseil... Suprême conseil... Suprême conseil... Suprême conseil... Suprême conseil...

 

PRÉFACE

JEAN-ROBERT RAGACHE T\P\S\G\C\

Voici un numéro de L'Écossais animé par un esprit de recherche et de découvertes comme il sied à une revue de ce genre. Avec deux sujets en apparence différents voire éloignés, l'un portant sur le passé avec les documents relatifs au rituel de grade de Maître Parfait, l'autre sur un actuel fondé sur notre histoire avec une analyse de la genèse et du contenu du musée de la franc-maçonnerie.

Avec son esprit curieux et avisé, Jean-Pierre Donzac, à partir de six rituels de la seconde moitié du XVIIIe siècle, examine les divers aspects de ce grade de Maître Parfait qui fut, à l'origine, l'immédiat successeur du grade de Maître avant d'être supplanté par celui de Maître Secret au début du XIXe siècle, et de disparaître en 1821.

L'intérêt de cet article repose sur la réflexion qui s'ébauche et se développe sur la confection des grades dont les rituels sont élaborés par quelques-uns au coup par coup et sans plan d'ensemble. Représentons nous quelques frères réunis dans une taverne, un salon, un « café» en train de forcer leur imaginaire et réactivant leur culture, accumulant les détails sans organisation réelle, multipliant les figures géométriques, les nombres, les attouchements au gré de leur fantaisie, sans toujours donner d'explication ni manifester de logique. Il faut aussi concevoir, non seulement la fabrication du rituel, mais aussi sa diffusion car, quel que soit son degré de pertinence, voici une façon de procéder à une élévation dans ce grade, qui va se propager, se répandre à travers les orients, et les difrents rituels examinés le prouvent. Il serait sans doute intéressant d'étudier, comme on le fait en linguistique, l'itinéraire et le véhicule de ce chemin parcouru.

Mais de ces rituels on peut en extraire un qui présente une caractéristique particulière. il s'agit du «Livre des Marchés de Bordeaux» dont l'avant-propos aborde des sujets divers mais aux résonances contemporaines. En effet, il nonce le manque de discrétion des frères, la fausseté des publications sur la franc-maçonnerie, la création des grades pour flatter les incapables », satisfaire les ambitieux et enrichir les escrocs. Que faire s'interroge l'auteur anonyme de ce texte, pour contrer ces pratiques? Eh bien, faire montre de plus de sévérité dans le recrutement! Allons, la Maçonnerie n'a guère changé ... Est-ce rassurant ou préoccupant?

 

Dans le deuxième pan de ce numéro, Pierre Mollier, avec sa compétence et son érudition reconnues, nous parle du musée de la franc-maçonnerie, au Grand Orient de France, inauguré l'année dernière. Depuis le temple dédié aux Muses des Arts et des Sciences érigé à Athènes au Ve siècle, depuis la période de l'Humanisme et de la Renaissance où Paolo Giovio fait édifier un bâtiment pour abriter ses collections de médailles et d'antiques et où se multiplient « les cabinets de curiosités », depuis le passage du privé au public de ces mêmes collections au XVIIIe siècle qui voit la naissance du musée moderne et celle du Museum Central du Louvre en 1793, depuis la création au XIe siècle de la plupart des musées du monde souvent enrichis par les spoliations issues des guerres de conquête ou de la colonisation, le musée n'a cessé d'attirer un public de plus en plus nombreux. Celui du Grand Orient de France ne fait pas exception et les visiteurs se pressent avec curiosité pour découvrir ce qu'ils pensaient cachés, détenu en des lieux obscurs. Son histoire parfois mouvementée, son riche contenu et le parcours auquel il invite l'assistance, sont minutieusement décrits dans ces pages qui évoquent également une muséographie renouvelée, mettant en valeur les collections présentées.

Bref, car comme le disait Voltaire: « Le secret d’ennuyer est de vouloir tout dire », il vous reste à découvrir ce nouveau numéro de L’Écossais au riche contenu. 

 

 

 

 

 

LE MAÎTRE PARFAIT

5e GRADE DU RITE ÉCOSSAIS

ANCIEN ACCEPTE

JEAN-PIERRE DONZAC, 33e

Le grade de Maître Parfait est à présent le se grade du Rite Écossais Ancien Accepté. Très sûrement, il en fut le 4e, avant que le Maître Secret vienne prendre sa place. La preuve est très claire: au grade de Maître Parfait, Hiram est déjà enterré, le mausolée est terminé, son cœur est dans une urne, traversé par une épée qui appelle ainsi à la vengeance.

Ce grade s'inscrit dans une série que l'on qualifie d'Hiramique, ou plus précisément de « Salomonienne », Il est donc ainsi un vestige de 1'ensemble des degrés au-delà du grade de Maître, autrement dit l'Écossisme, tel que l'ont défini les historiens.

À signaler aussi son absence des sondages lancés auprès des Frêres des Chapitres dans les années 1950, quand le Suprême Conseil voulait répondre à quelques initiatives locales de remettre en activité des Loges de Perfection.

 

RITUELS

 

Pour étudier ce grade, nous allons utiliser sept anciens rituels, tous datés de la fin du XVIIIe siècle; rappelons que dans la correspondance d'avril 1761, entre les Frères de Metz et ceux de Lyon pour comparer leurs séries de grades, le Maître Parfait dit Irlandais est le 5e, précédé par celui de Fendeur.

Cet ordre de présentation n'est certainement pas chronologiquement exact. Dans la suite

du texte et les tableaux, ces rituels seront désignés ainsi :

 

·         Parfait Maître, Baron de Salm

·         Parfait, Bonseigneur

·         Maître Parfait, Kloss

·         Maître Parfait, Australie

·         Ancien Maître, Bordeaux

·         Manuscrit Francken

·         Recueil précieux

 

ANCIEN MAÎTRE– LIVRE DES MARCHÉS DE BORDEAUX

 

Ce rituel mérite une place à part et fait l’objet d’un chapitre particulier. Pour quelles raisons ?

On pourrait rappeler la disposition des colonnes, son opposition au croisement de ces dernières que l’on retrouve dans tous les rituels, son texte plutôt long imprégné sans arrêt de référence au Créateur, mais c’est surtout son Avant-propos qui le caractérise.

Il s’agit d’un manuscrit de 23 pages. L’exemplaire déposé à la Bibliothèque de Bordeaux sous la référence MS 2098 porte en titre Livre des Marchés ou Dépôt complet des connaissances de la Franche-Maçonnerie, appartenait à Lavigne, négociant à Marmande en 1776.

Le grade décrit est celui d’Ancien Maître, ainsi nommé de l’ancien nom de Maître que Salomon attribua à ceux qu’il voulut récompenser et porter à un plus haut salaire quand on changea le Mot, par crainte après la mort d’Hiram.

L’auteur aborde des sujets très divers avec une étonnante franchise qui nous paraît fort moderne.

Voici le plan du manuscrit en neuf chapitres :

a)      Rappels historiques habituels rappelant ceux des Constitutions de 1723. Une allusion à l’interdiction de la Maçonnerie à Naples en 1776, permettant de dater le texte.

 

b)      Dénonciation de cinq torts causés à l’Ordre :

Ø  Le peu de discrétion entraînant des publications où le faux écrase le vrai ;

Ø  L’entrée en Loge de profanes qui n’y ont pas leur place ;

Ø  Des aventuriers visitant les Loges pour les rançonner ;

Ø  Création de grades intermédiaires pour flatter les incapables ;

Ø  Création de grades et systèmes pour les ambitieux se doublant souvent d’escrocs.

 

Quelle fraicheur, si l’on pense que cela a été écrit avant 1776 !

c)        Propositions pour remédier à cet état de fait :

a.       Changer les mots de passe, exiger des visiteurs patentes, brevets, certificats de visite signés et scellés ;

b.      Empêcher le chaos maçonnique par un recrutement sévère et par l’interdiction de nouveaux grades qui s’ajoutent sans cesse aux premiers.

c.        

d)     L’auteur cite ensuite plusieurs grades fort réputés et pense que les Frères en ont donné des interprétations aussi vaines les unes que les autres : la Religion romaine mise en grade (tout le monde reconnaîtra la réflexion de Tschoudy), l’Alchimie,… Seule la voie morale semble trouver grâce à ses yeux.

 

e)      L’histoire de la Franc-maçonnerie est alors recentrée sur le Temple de Jérusalem et correspond bien à ce qui se dit actuellement sur les vicissitudes de cette construction.

 

f)       Description du corps maçonnique en quatre époques et dix grades.

 

g)      L’auteur parle alors des grades qui ont le plus retenu son attention, négligeant certains autres qui contiennent tous les mêmes errements.

 

Ø  L’Apprenti, avec un long développement sur les Mots ;

Ø  Le Compagnon, dont il conteste le nombre de voyages ;

Ø  Le Maître, qu’il faut absolument initier seul ;

Ø  L’Ancien Maître, aussi nommé Maître Parfait qui varie du 3e grade par quelques détails de son tableau, jugés de peu de conséquences par certains. Par moments, les termes anticipent beaucoup sur le grade d’Écossais de la Voûte Sacrée ;

Ø  L’Élu, qui contient cinq degrés en France ;

Ø  Les Écossais, partagés en de Clermont, de la Voûte Sacré, de Saint-André, d’Heredom ;

Ø  Le Royal Arch, d’origine anglaise avérée, et que l’auteur juge absolument essentiel ;

Ø  Le Prince de Jérusalem, mal à propos divisé en plusieurs degrés ;

Ø  Le Chevalier de Palestine ;

Ø  Le Grand Chevalier Élu Kadosh.

 

h)      Chapitre consacré à la reconnaissance des Frères et des Loges.

Puis le Grand Orient est affirmé dans son droit légitime, mais il lui est reproché de trop grandes dépenses inutiles et par suite une ponction trop grande de l’argent des Loges, qui en ont pourtant bien besoin pour leur devoir de solidarité.

     

i)        Et enfin, l’auteur inconnu annonce le plan de son travail entier dont le rituel d’Ancien Maître n’est qu’un extrait. Il annonce les différents rituels, l’existence des Loges féminines, un recensement des Signes, Mots et Attouchements dont la variation devient infinie et de chansons. Bref, de quoi se tenir bien en Loge et savoir ce que l’on doit.

j)         

      Ce texte est d’une franchise étonnante et d’une brûlante actualité. Il mérite d’être connu en entier. Les Frères qui voudraient en avoir l’intégralité peuvent me demander l’envoi de ces très intéressantes pages.

 

 

Jean-Pierre DONZAC, 33e MASC

 

 
En décidant, en 2001, la publication de l’Écossais, le Suprême Conseil du Grand Collège du Rite Écossais Ancien Accepté – Grand Orient de France se donnait deux objectifs :
 exploiter et faire connaître les richesses de sa Bibliothèque André Doré,
susciter et répondre à l’intérêt croissant de nombreux Frères pour l’origine et l’évolution de notre rite.
 
La période actuelle est marquée par une recherche passionnante et passionnée sur les origines de l’Ordre maçonnique. Mais en même temps, des portes fermées depuis longtemps s’ouvrent, des Juridictions échangent, des Frères circulent et parlent en des lieux qui leur étaient clos. C’est ainsi que nous sauront certainement un jour ce qui s’est passé à Charleston, en Caroline du Sud, pendant la fin du XVIIIe siècle…
Tout Maçon, pour bien vivre sa maçonnerie, doit connaître l’histoire de l’Ordre et des rites. Condition nécessaire mais pas suffisante.
Mais aussi, cette revue se plaçait de plain-pied dans la commémoration du Bicentenaire, auquel elle collabore sans jamais interférer dans les Colloques.
 
La revue est semestrielle, et présente un contenu fixe ainsi défini : un éditorial, un article de fond « Identité(s) écossaise(s) », un dossier, des textes inédits en particulier des T\Ill\FF\ André Doré et Jean Mourgues, ancien Grand Commandeur.
Chaque numéro est illustré par les travaux d’un graveur universellement connu.
L’abonnement est pris pour une série de cinq exemplaires. Actuellement, le n° 6 vient de sortir et a été envoyé aux Frères sous pli discret à leur adresse personnelle.
Un système d’abonnement-réabonnement permet de constituer la collection complète. Le n°1, qui avait été offert dans le Bulletin n° 137 d’avril 2001, vient d’être imprimé au format de la revue.
 
Rappel des dossiers déjà publiés :
N°1 :  La Cène.
           Courte histoire du GCDR-GODF par André Doré.
           Lettres fraternelles pour le 18e grade, par Jean Mourgues.
 
N°2 : Aux sources de la Maçonnerie de Perfection, le 4e degré.
          Fin de l’article d’André Doré.
          Lettres fraternelles pour le 18e degré.
 
N°3 : Circulaire pour les deux hémisphères, la création du premier Suprême Conseil.
          Le Maître Irlandais, Prévôt et Juge.
 
N°4 : La Loge Écossaise de Bordeaux, création d’Étienne Morin – 1745.
 
N°5 : À propos du Chevalier Kadosh, 30e degré du R\E\A\A\
 
N° 6 : Le Chevalier d’Orient, 15e degré.
 
Le dossier N°7 est consacré au Concordat de 1805, le N° 8 évoquera le Rite Écossais Philosophique.
 
De nombreux documents et manuscrits, provenant de collections ou de Latomia, œuvre du Frère Prinsen, du Grand Orient des Pays-Bas, viennent à l’appui du texte.
 
En renvoyant à la Grande Chancellerie le bulletin, ou en écrivant simplement (le chèque doit porter au dos la mention L’Écossais), tout F\ ou toute S\ recevra les anciens numéros parus.