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La
Lettre de l'IDERM,
Institut d'Études et de Recherches Maçonniques
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16, rue Cadet, 75009 Paris, France
Tel. : [33] (0)1 45 2375 06 _ax. : [33] (0)1 4247 12 87
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- Iderm-Septentrion :
http://www.iderm-septentrion.org/index.htm
- - Ilderm
(Lorraine):
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- - Item (Toulouse) : http://www.item-fm.org/
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Articles de l'IDERM
: http://godf.iderm.free.fr/
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2005 |
2006 |
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Novembre 2006
N°2006-6
OuvrageS
·
1821-2006. Les Trinitaires, chroniques d’une Loge chapitrale
par Alain Mothu, à
commander chez l’auteur Alain Mothu, 162 chemin de la Grande Bastide,
06 250 Mougins. Ed. 2006, 646 p. avec de nombreuses illustrations,
25 € + 5€ de frais d’envoi .
C’est l’histoire de la plus ancienne loge
et celle du plus ancien chapitre en activité travaillant au Rite
Écossais Ancien et Accepté. Les 185 ans de son histoire sont intimement
liés à l’histoire de France à travers royautés, empire, républiques,
guerres et révolutions. Les Trinitaires ont mené de nombreux combats
tout au long d’une histoire très riche, marquée par de fortes
personnalités. Claude André Vuillaume, (qui prit le pseudonyme de
Protagoras) auteur du célèbre tuileur qui porte son nom, fonde cet
atelier « les Trinitaires » dont il est le premier Vénérable, le 22
juin 1829 ; à la suite de quoi il va créer une loge chapitrale portant
le même titre distinctif l’année suivante. Pour la petite histoire,
Jean-Émile Daruty sera adopté comme lowton par les Trinitaires en 1844.
Parmi les nombreuses personnalités qui sont passées par cette loge, on
peut citer entre autres Charles Limousin reçu en 1900 au Chapitre « Les
Trinitaires », lequel peu après fonde sa revue maçonnique « l’Acacia ».
René Raymond (qui sera Grand Commandeur du Suprême Conseil) est reçu
aussi dans ce chapitre. Plus tard Elie May, initié aux Trinitaires fera
faire un « virage à gauche » à la loge, qui devient une société de
pensée socialiste. Gaston Moch, pacifiste et européen convaincu est
Vénérable de la loge au début des années 20, etc. Cette importante
monographie se penche sur toutes les ramifications historiques liées à
l’action des différents membres de la loge « Les Trinitaires », montrant
le rôle important qu’elle a joué avec force et vigueur au sein de la
Grande Loge de France.
·
Guy
Mollet par François Lafon,
Ed. Fayard, 2006, 960 p., 30 €.
Cette biographie très fouillée se penche
sur l’itinéraire de Guy Mollet, leader socialiste particulièrement
controversé (1905-1975). Dans la première période de sa vie Guy Mollet
est surveillant, puis enseignant syndicaliste, socialiste, pacifiste et
franc-maçon avant guerre. Initié en 1934 à la loge « Conscience » du
Grand Orient de France, il en démissionne en 1969 accusant alors
l’obédience de soutenir trop ouvertement les visées de François
Mitterand dans la recomposition de la gauche non communiste. Son
histoire personnelle, dès qu’il occupe des responsabilités politiques,
s’insère dans celle du Parti socialiste au point que les deux récits
sont intimement mêlés. Il se veut gardien de la doctrine et de
l’histoire de la SFIO. Durant l’Occupation, après avoir été fait
prisonnier, il parvient à être rapatrié sanitaire d’Allemagne. A la fin
1942 il rejont un groupe de résistants. Arrêté par la gestapo en 1943,
puis relâché faute de preuves, il participera au maquis de l’Yonne et à
la libération de Chartres. Cette biographie a le mérite d’exposer les
paroles et idées de Guy Mollet sans a priori autre, que celui de se
pencher à la fois sur une trajectoire exceptionnelle et les raisons de
la controverse sur l’homme, lequel fut secrétaire général du Parti
socialiste, homme d’état et Président du Conseil en 1956. Guy Mollet, ce
mal aimé de la gauche, est le plus souvent présenté comme le produit
d’une culture guesdiste, à laquelle il se serait rattaché dès la fin des
années 1920 et au début des années 1930 à Arras ; il aurait en outre
cherché à imposer cette culture au parti socialiste SFIO à partir de
1946. Suscitant des polémiques toujours vives, voire épidermiques sur sa
personne, Guy Mollet ne compte pas parmi les figures tutélaires que la
gauche socialiste revendique aujourd’hui.
PERIODIQUES
• La Chaîne
d’Union
n°37 – Juillet 2006, Éditions Maçonniques
de France, revue trimestrielle, 120 pp. 10 euros.
Ce nouveau numéro commence par un
éditorial d’actualité Renouveau et sérénité par René Le Moal.
Dans la rubrique « Matière à débats », on y découvre Militants
syndicaux et francs-maçons par André Combes ; Les innocentes
guerres de Michel Onfray par Bruno Pinchard ; Le Lyon
maçon d’André Combes par Jack Chaboud ; Aimer en Maçon
par Frédérique Hélès. Suit un dossier spécial consacré à la Nouvelle
vigueur du Rite Français : Le Rite Français de nouveau en pleine
Lumière par Ludovic Marcos ; Réponses aux 7 questions que l’on se
pose sur le Rite Français par Pierre Mollier ; Le Rite Français :
Antient ou Modern ? par Roger Dachez ; L’expansion fulgurante du
Rite Français à la G\L\N\F\
par Hervé Vigier ; Le Rite
Français au féminin : une histoire en devenir par Laure Caille;
Le Rite Français en Belgique : un N°1 à l’aise dans une mosaïque par
Jacques Ch.Lemaire; Au Portugal, le Rite Français, Rite officiel en
1802 mais combattu et disparu, renaît enfin réparti par Filipe Frade;
30 novembre 1963 : le réveil des chapitres survint… par le canal de
la Hollande par Pierre Petitjean; La survie de la
franc-maçonnerie passe par le modèle français qui allie cheminement
initiatique intime et engagement citoyen responsable un entretien de
Jacques-Georges Plumet avec Michel Manens; Les hauts grades, un outil
supplémentaire au sein du G\O\D\F\
un entretien de Philippe Guglielmi avec René Le Moal; Nous sommes
dans l’urgence du temps et de la parole pour toutes et tous,
un entretien de Geneviève Contat-Claverie avec René Le Moal ; Au Rite
Français, tout est réuni pour acquérir la Maîtrise de soi par
Ludovic Marcos ; Agapes et banquet selon le Rite Français
par Gilbert Cédot ; Poésie : Jean-Noël Cordier et l’invisible partage
par Jean-Luc Maxence ; Notes de lecture par Irène Mainguy et Alex
Clément.
Notre prochaine séance aura lieu le
Jeudi 16 novembre 2006 à 18 h15
Au Temple Lafayette
Hôtel du Grand Orient de France,
16, rue Cadet 75009 Paris :
Simone Gougeaud-Arnaudeau
nous présentera :
Le Chevalier de Bonnard
(1744-1784)
Gouverneur des enfants de
Philippe Égalité
et Franc-maçon
L’IDERM vous invite à renouveler dès maintenant
votre adhésion pour 2007
(20 Euros= cotisation + tous les mois La Lettre de l’IDERM
Chèque à l’ordre de « IDERM »)
Attention
notre réunion de décembre sera remplacée par la journée d’études, suivie
d’un concert, du
Samedi 9 décembre 2006 (9h 30-19h)
au Temple Groussier, 16 Rue Cadet, 75009 Paris
Mozart, la musique et la
Franc-maçonnerie
au siècle des Lumières
Programme sur
www.godf.org et réservation :
lauren.lecocq@godf.org
* * *
Nous vous informons de la publication de
Loges et
Francs-maçons Roannais, un siècle de Franc-maçonnerie à Roanne 1841-1940
par Jacky Nardoux
328 pages au format 16x24 cm, illustré
par de nombreux documents, 20 € (édition « bibliophile 46 €) + 4 €
d’expédition
En souscription à Jacky Nardoux, 12
impasse des Primevères 42120 Commelle-Vernay (infos à jnardoux@wanadoo.fr)
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Octobre 2006
N°2006-5
OuvrageS
·
1744-2006. La Franc-maçonnerie en Morbihan
par Yannic Rome, Collection
mémoire du Morbihan, Éd. LivÉditions 2006, 248 p., 25 €.
Cette bonne monographie régionale des loges du Morbihan porte sur les
principales villes de Lorient – Vannes – Auray – Belle-Ile – Ploërmel –
Port-Louis et Pontivy. Contrairement à sa précédente étude, Yannic Rome
fait ici une enquête historique de l’apparition des premières loges à
nos jours proposant une étude fouillée et aussi exhaustive que possible.
On trouvera des reproductions de nombreux tableaux de loge ainsi que de
nombreux portraits des notabilités locales. Un annuaire donné comme non
exhaustif des francs-maçons morbihannais termine cette belle étude.
·
Franc-maçonnerie et Europe, la trahison ?
par Paul Bachelard, Éditions Véga 2006, 210 p., 18 €.
Paul Bachelard se penche sur la question
très complexe de l’évolution des
différentes maçonneries européennes qui ont évolué au gré des aléas de
l’histoire. Il se propose d’analyser leur rôle dans la difficile
construction de l’Europe et l’idée européenne avec ses relations
internationales incertaines, les conséquences de l’appel de Strasbourg,
l’influence du Clipsas à l’Amil, puis au Sympa, la constitution
européenne et la laïcité, les mutations actuelles de la franc-maçonnerie
européenne qui voit émerger depuis 1945 un important essor de la
maçonnerie féminine. L’auteur constate que l’héritage de la maçonnerie
du XVIIIe siècle avec son esprit d’aventure et ses
enthousiasmes autour de l’utopie d’un gouvernement européen, à vocation
universelle conduit avec l’esprit des Lumières, reste la référence.
Cette grande fraternité a favorisé la circulation des idées nouvelles
et le brassage culturel dans un esprit d’écoute et de tolérance. Il se
demande comment concilier les rigidités du centralisme obédientiel, le
dynamisme des périphéries, la participation effective des loges. La
question reste posée de savoir quelles peuvent être les bases d’une
refondation d’un sentiment maçonnique européen intégrant les valeurs
fondatrices de la franc-maçonnerie ?
·
Histoire de la Franc-maçonnerie à Lyon des origines à nos jours
par André Combes, Ed.
Traboules 2006, 530 p., 28, 50 euros.
André Combes fait découvrir à ses
lecteurs le panorama de l’histoire tricentenaire de la franc-maçonnerie
à Lyon, ville où fut initié Casanova, entre autres personnalités, vers
1750. Pour des raisons commerciales et économiques, Lyon est devenue un
carrefour européen voire international de la franc-maçonnerie.
On disait bien que cette ville
spécialisée au XVIIIe siècle dans la fabrication et le
commerce des soieries est proche de la Suisse, mais elle est aussi un
lieu de passage vers l’Italie, la Méditerranée et, par la vallée de la
Saône, vers le nord, l’Alsace et la Rhénanie. D’où les relations avec
les loges de Metz et Strasbourg, puis avec celles de la Stricte
Observance templière.
Lyon se distingue surtout comme berceau
du régime Écossais Rectifié avec Willermoz qui était en relation avec
Martinés de Pasqually et Louis Claude de Saint-Martin.
Si le rite de Memphis s’est éteint à Lyon
en 1838, il y est réveillé sous la forme nouvelle du rite de
Memphis-Misraïm par l’occultiste Bricaud sous l’influence de Marc Haven,
proche de Papus, un autre célèbre occultiste. Bricaud, patriarche de
l’Église gnostique universelle est initié en 1907, à la loge du Droit
Humain de Lyon où il y est par la suite reçu au grade de Rose-croix. En
1914, Bricaud installe l’Ordre martiniste à Lyon.
Lyon se trouve donc être le carrefour
obligé pour approfondir plusieurs rites et il faut noter qu’au XIXe
siècle, la maçonnerie lyonnaise est à l’avant-garde sur les plans
social, éducatif et humanitaire, notamment, au sein des loges fondées
dans les communes rattachées à Lyon en 1852. Les loges lyonnaises vont
participer aux grandes batailles laïques et sociales du début du XXe
siècle
Alors que la franc-maçonnerie est
interdite sous l’Occupation par le « régime de Vichy », de nombreux
francs-maçons lyonnais vont s’engager dans la résistance jusqu’au
sacrifice de leur vie.
André Combes nous fait revivre sous sa
plume alerte, colorée et inspirée une passionnante fresque, montrant
combien l’histoire de la ville de Lyon participe par ses importantes et
nombreuses ramifications, à l’histoire de la franc-maçonnerie depuis
près de trois cent ans.
PériodiqueS
·
SFERE (Société Française d’Études et de
Recherches sur l’Écossisme),
Actes du colloque du 8
octobre 2005 au Palais du Luxembourg, 63 pages ( SFERE, B.P.15 - 78172
La Celle Saint-Cloud Cedex, 7 € franco de port).
La Société Française d’Études et de
Recherches sur l’Écossisme (SFERE) est une association suivant la loi
1901, qui a pour but d’organiser et de promouvoir la recherche sur
l’Écossisme et le fait maçonnique par des rencontres, des colloques, des
séminaires et des colloques. Elle souhaite pouvoir s’assurer la
participation de tous ceux qui sont intéressés par ce projet. Elle
publie ici les actes de son premier colloque qui avait pour thème
«Comprendre l’Écossisme », avec les contributions suivantes :
L’Écossisme et les fondements théoriques de l’ésotérisme
occidental moderne par Jean-Pierre Brach, Les grades de
perfection, un itinéraire buissonnier par Irène Mainguy ; Les
sources historiques et symboliques des Hauts grades par Roger Dachez,
Bilan des recherches récentes sur l’origine des hauts grades
et l’histoire du Rite Écossais par Pierre Mollier.
·
Renaissance Traditionnelle,
n°143-144, juillet-octobre 2005,
320 p. (B.P.161 - 92113
Clichy Cedex, 12 € franco de port).
Ce numéro double publie les Actes du Ve
colloque du Cercle
Renaissance Traditionnelle du 23 octobre 2004. Avant-propos par
Pierre Mollier ; Jean-Marie
Ragon ou : qu’est-ce qu’un Maçon instruit ?
par Claude Rétat ; Franc-maçonnerie
et kabbale : les planches théosophico-maçonniques du Frère David
Rosenberg (circa 1830)
par Jean-Pierre Brach et
Pierre Mollier ; Des liaisons
curieuses : occultisme et « fringemasonry » anglaise au XIXe
siècle par Robert A.Gilbert ;
Martinisme, occultisme et
franc-maçonnerie dans le Paris de «la Belle Époque »
par Roger Dachez ; « Le côté occulte
de la franc-maçonnerie » ou l’étrange maçonnerie des Théosophes
par Bernard Dat ; Rudolf Von Sebottendorf et le mythe de
« l’ancienne franc-maçonnerie turque » : un exemple de croisement entre
l’ésotérisme occidental et la mystique musulmane par Thierry Zarcone ;
Oswald Wirth (1860-1943) et la « science des symboles » par
Jean-Pierre Laurant.
Notre prochaine séance aura lieu le
Jeudi 19 octobre 2006 à 18 h15
Au Temple Lafayette
Hôtel du Grand Orient de France,
16, rue Cadet 75009 Paris :
Pierre Mollier
nous présentera :
La question de la filiation
templière dans la
Franc-maçonnerie du XVIIIe
siècle
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Juin 2006
N°2006-4
OuvrageS
·
Les
Bonaparte, des esprits rebelles
par Charles Napoléon, Perrin,
Paris, 2006, 292 p., 20,5 €.
Charles Napoléon ne se veut
« rien d'autres qu'un être humain [...]
un citoyen de notre belle planète Terre ». Ses convictions républicaines
le conduisent, dès sa jeunesse, à refuser de s’enfermer dans la figure
anachronique de prétendant. Mais, s’il ne prétend à rien, il ne refuse
pas de témoigner du destin singulier d’une famille hors du commun.
Derrière les grandes figures historiques des deux empereurs, il choisit
de nous présenter ici quelques Bonaparte moins connus mais dont les vies
sont presque aussi captivantes. Plusieurs d’entre eux étaient Maçons, à
commencer par Charles (1746-1785) à la fois acquis aux Lumières et
soucieux de faire le chemin de la famille dans la société d’Ancien
Régime. Beaucoup d’éléments, d’ailleurs contradictoires, de sa
personnalité complexe se retrouveront dans sa postérité. Ou encore
Napoléon-Jérôme – Plon-plon – qui faillit être Grand-Maître du Grand
Orient de France mais à qui Napoléon III barra la route en raison de ses
idées républicaines et socialistes. L’ouvrage permet aussi de découvrir
les étonnantes personnalités de Charles-Joseph Bonaparte (1851-1921) de
la branche américaine, issue du premier mariage de Jérôme avec Elisabeth
Patterson, qui sera Ministre de la Justice du président Théodore
Roosvelt (et fondateur du FBI en 1906 !), l’anthropologue Roland
Bonaparte ou encore la disciple de Freud, Marie Bonaparte. Cette belle
série de portraits est d’abord une invitation à revisiter deux siècles
de notre histoire. En bons héritiers de l’illustre stratège, les
Bonaparte ne sont pas toujours là où on les attend.
·
René
Guénon, les enjeux d’une lecture
par Jean-Pierre Laurant,
Dervy, Paris, 2006, 400 p., 18 €.
La Franc-maçonnerie a connu tout au long
du XXe siècle un véritable « réveil symbolique » dans lequel
des auteurs comme Oswald Wirth ou René Guénon jouèrent un rôle central.
L’œuvre de Guénon, notamment à partir des années 1950, a profondément
marqué tous ceux qui ont réfléchi à la notion de tradition maçonnique,
quelle que soit d’ailleurs leurs orientations, de Joannis Corneloup au
Grand Orient à Jean Tourniac à la Grande Loge Nationale en passant par
l’aventure de Thébah à la Grande Loge de France. Œuvre forte qui a
suscité parfois des engagements à vie – les « guénoniens » – mais aussi
des critiques acerbes réduisant l’auteur de « La crise du Monde
moderne » ou de « Symboles fondamentaux de la science sacrée » à la
pensée réactionnaire. Jean-Pierre Laurant a entrepris de restituer cette
œuvre – à bien des égards inclassable – dans l’histoire des idées au XXe
siècle et de l’étudier avec les méthodes de la recherche universitaire.
Alors que Guénon, qui méprisait l’histoire et l’université, ne donne
jamais ses sources, Jean-Pierre Laurant en dresse un panorama très
intéressant. Il évoque notamment l’influence sur le jeune Guénon d’un
professeur de philosophie spécialiste des pré-socratiques. On découvre
ensuite comment, poursuivant son projet d’exposition de la « tradition
primordiale », la pensée de Guénon évolue et se forme au gré des
rencontres. Enfin, l’auteur nous retrace la réception de l’œuvre de
Guénon dans des milieux, certes bien différents, mais qui ont tous été
influencé par ses théories pérénialistes et qui vont de la
Franc-maçonnerie à certains cercles catholiques ou musulmans. C’est une
véritable biographie intellectuelle que Jean-Pierre Laurant nous propose
et certainement un travail de référence pour mieux comprendre la nature
de l’œuvre de Guénon et son audience inattendue.
·
Esquisses et desseins 5966-6006
par la Loge Jacques Callot,
Hors commerce, Nancy, 2006, 122 pp. (15 € franco de port, chèque à
l’ordre de CEP Lepetit – BP 32204 – 54022 Nancy Cedex)
Cet ouvrage est édité par la loge Jacques
Callot de Nancy à l’occasion de son 40e anniversaire. Beau
papier, maquette élégante, illustrations choisies, cette publication
apparaît d’abord comme une très belle réalisation graphique (quelques
frères versés dans les métiers du livre auraient-ils contribué à
l’affaire ? on s’interroge). Notons la magnifique reproduction des armes
– quasi-maçonniques – du grand graveur lorrain Jacques Callot (d’azur à
cinq étoile d’or en 2-1-2, un dextrochère armé d’un marteau taillant en
cimier) et regrettons que l’atelier n’en ai pas fait son sceau, lui
préférant une composition à l’équerre et au compas assez banale. Mais
l’essentiel est bien sûr dans le contenu de l’ouvrage. Les Frères ont
choisi d’imprimer un résumé, tenue par tenue, des travaux qu’ils ont
conduit pendant cette période. C’est donc quarante années des « travaux
et des jours » d’une loge maçonnique qui défilent sous les yeux du
lecteur étonné puis conquis. Bien sûr, en quarante ans l’état d’esprit,
les sujets, les débats ont évolué et c’est ce qui fait tout l’intérêt de
ce parti pris éditorial. Laissons aux lecteurs le plaisir de la
découverte, mais ne résistons pas à l’évocation d’un projet qui mobilise
la loge dans le sillage de mai 68 : la création d’une… « communauté
opérative maçonnique » dans un « lieu de vie » autogéré !
·
La vie
du Chevalier de Bonnard 1744-1784 Ou le bonheur de la raison
par Simone Gougeaud-Arnaudeau,
Préface de Dominique Julia, L’Harmattan 2006, 325 p., 28,50 €.
Cette biographie a pour objectif de faire
entendre la voix d’un homme oublié. Issu de la petite noblesse
bourguignonne, le chevalier de Bonnard fut gouverneur des enfants du duc
de Chartres. Lors de la nomination de Madame de Genlis au poste de
gouverneur – une première dans l’Histoire – sa démission lui valut une
notoriété qu’il n’avait pas recherchée. Ce militaire Franc-maçon a eu un
destin singulier, pédagogue mais aussi poète galant, il est mort
prématurément de la variole avant la Révolution. Cette étude présente en
annexe des pages choisies de sa correspondance.
Attention,
à titre exceptionnel
Notre prochaine séance aura lieu le
Vendredi 23 juin 2006 à 18 h
A la Bibliothèque du Grand Orient
Hôtel du Grand Orient de France,
16, rue Cadet 75009 Paris :
Pierre Noël
nous présentera
en avant-première son ouvrage :
Le Guide des Maçons Écossais,
La formation des grades
symboliques
du R\E\A\A\
(1804).
La conférence sera suivi d’un
coktail organisé par les éditions « à l’Orient »
Ceux qui le souhaitent pourront ensuite
assister
au concert organisé par le Grand Orient
de France
ce vendredi 23 juin à 20h autour du
thème
« Mozart, musicien de la Lumière »
(voir programme sur le site godf.org
rubrique événements,
il est prudent de réserver à
pierre.mollier@godf.asso.fr)
* * *
Par ailleurs, les vacances d’été approchant, pour ceux que leurs pas
conduiraient dans le Sud de la France et plus particulièrement dans la
région de Montélimar, nous sommes heureux de signaler l’exposition
organisée par le Centre d’Études des Compagnonnages et la municipalité
de Le Poët-Laval :
Stéréotomique !
La tradition de la géométrie
descriptive chez les compagnons tailleurs de pierre
Qui se tiendra du 1er juillet au 3 septembre 2006 au château
des Hosptaliers à Le Poët-Laval (Drôme)
Plus d’infos sur
www.compagnonnage.info/stereonomique |
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Avril 2006
N°2006-3
OuvrageS
·
La
salle d’Orient
par Henri P. Plotas, Éd. Les
Philanthropes (6, rue Bailly-78000 Versailles), 2006, 80 p., 18 €.
Après le faste des loges « à l’orient de
la cour » au siècle des Lumières, Versailles a maintenu une activité
maçonnique soutenue tout au long du XIXe siècle. Ce petit
ouvrage se veut avant tout une chronique des lieux où travailla la loge
« historique » de l’Orient : « Les Amis Philanthropes et Discrets
réunis ». L’atelier, peut-être créé « clandestinement » au début de la
Restauration, est officiellement installé par le Grand Orient en 1827.
Tout au long du XIXe siècle, il sera un des acteurs de la vie
sociale de la ville, accueillant aux courants progressistes, d’abord
libéraux puis républicains voir socialistes. Fidèle à son titre
distinctif, la loge organise en 1845 un bureau de bienfaisance qui
soignera gratuitement plus de 800 malades en quelques années. Dans le
dernier tiers du siècle, elle s’attache à promouvoir l’enseignement, la
laïcité et n’hésite pas à s’engager dans les débats publics.
·
Franc-maçonnerie et sociétés secrètes contre Napoléon, naissance de la
nation allemande
par Gérard Hertault et Abel Douay,
Nouveau Monde éditions/Fondation Napoléon, collection La Bibliothèque
Napoléon, Paris, 2006, 464 p., 26 €.
Le titre étonne d’abord, tant pour
l’historien la Franc-maçonnerie est associée à l’aventure impériale…
Mais c’est ici de l’Allemagne qu’il s’agit. Les loges semblent en effet
avoir joué un rôle majeur dans le sursaut national de la Prusse. Face à
la déferlante française, les cadres intermédiaires du pays ne se
résolvent pas à l’inefficacité des institutions d’état – gouvernement,
armée, administration – paralysées par leurs structures gérontocratiques
et rigides. Les sociétés secrètes leurs apparaissent comme une solution
pour préparer la revanche sans affaiblir l’état par une contestation
ouverte. Comme souvent, c’est la Franc-maçonnerie qui servira de modèle
à toute une palette de sociétés secrètes politiques créées à partir de
1808 ; les Chasseurs noirs, les Chevaliers de l’Arquebuse, l’Ordre de
l’Union de la Vertu… et bien sûr la fameuse Tugendbund (Ligue de la
Vertu), les loges servent de modèle organisationnel, mais elles sont
aussi à l’initiative de la création de certaines, comme la Tugendbund,
fondée par des Frères des trois loges maçonniques de Königsberg.
L’ouvrage est passionnant car il présente avec rigueur un cas avéré –
pour une fois ! – d’action politique souterraine orchestrée par des
sociétés secrètes aux premiers rangs desquelles la Franc-maçonnerie.
PériodiqueS
·
Masonica,
revue du Groupe de Recherche Alpina, n°19-2005 spécial anniversaire,
160 p. (G.R.A. - 3, place Chauderon, CH-1003 Lausanne, Suisse, gra@freemasonry.ch)
Ce numéro marque le vingtième
anniversaire du Groupe de Recherche Alpina, au sommaire : Le mot du
président par Jean Bénédict ; Avant-propos par Michel Jaccard ;
Le Groupe de Recherche Maçonnique Alpina, vingt ans au service de la
Maçonnerie par Jean Bénédict ; Quelle recherche maçonnique ?
par Michel Jaccard ; Un point de convergence pour toutes les
religions ? par Carl-A. Keller ; Du psychologisme moderniste à la
totalité traditionnelle par Jean-Pierre Schnetzler ; Réminiscence
et vertu dans le Ménon de Platon par Irène Mainguy ; L’Art de la
mémoire et le langage symbolique de la Franc-maçonnerie par
Jean-Daniel Graf ; Une mystique universelle ? par Hervé Krief ;
En Soph-En Reichit par Michel Warnery ; Schibboleth, la lettre
schin ou le sens alchimique des hébraïsmes maçonniques par Rémo
Boggio ; La foi des religions et la foi de chacun, un chemin vers la
communion des spiritualités pour l’accomplissement de l’humanité par
Bernard Feillet.
·
Cahiers de la commission de
l’Histoire–Fédération Française du Droit Humain,
n°13, mars 2006, 110 p. (49, Boulevard de Port-Royal-75013 Paris).
Editorial
par Andrée Prat ; Du 51 rue du Cardinal Lemoine au 5 rue Jules Breton
par Andrée Prat ; Clermont-Ferrand une réalisation audacieuse et
réussie par Jeanne Julinet ; Une œuvre fraternelle : la maison de
retraite des vieux Francs-maçons par Bernard Dat ; Colonisation
et colonialisme par Geneviève Lesage ; Droit Humain et
colonisation par Josette Decoen ; Maçon dans le cœur… Maçon dans
sa vie : François de Tessan par Josette Decoen ; Le Temple aux
trois premiers degrés du R.E.A.A par Colette Loubatière ;
Rencontres maçonniques ; Quelques publications.
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Péguy anti-maçon ?
par Romain Vaissermann in :
L’amitié Charles Péguy, n°112, 28e année,
octobre-décembre 2005 (chez Fr Gerbod, 12 rue Notre-Dame des Champs
– 75006 Paris).
Après avoir rappelé la première
recherche sur Péguy et la Franc-maçonnerie (au colloque de Cerisy en
1971) et présenté son auteur, Serge Hutin, Romain Vaissermann s’attache
à identifier les correspondants Maçons de Péguy… il en dénombre 64 sur
les 1800 répertoriés dans la correspondance. Suit une galerie de brefs
portraits qui entre dans l’épaisseur de la société française des années
1900 avec ses clivages, ses espoirs et ses contradictions. Les jugements
de Péguy sur diverses personnalités maçonniques se révèlent contrastés.
Sur ce sujet comme sur d’autres, l’animateur des Cahiers de la
Quinzaine reste inclassable.
·
Les Cahiers Verts,
Les Convents du Régime Ecossais Rectifié,
numéro Hors série,
Editions du Simorgh (64ter rue
d’Antibes, 06400 Cannes et
www.gpdg.org), 176 p. , 30 €.
Après quelques années d’interruption, le
Grand Prieuré des Gaules relance sa revue avec un numéro spécial
particulièrement utile. Cette livraison est consacrée aux textes
fondateurs du Régime Ecossais Rectifié. Ceux-ci consistent
principalement dans les comptes rendus des débats et les conclusions des
deux grands événements qui ont fixé les bases du Régime : le Convent des
Gaules tenu à Lyon en 1778 et le Convent de Wilelhemsbad de 1782. Ces
textes font du lecteur le témoin presque direct des échanges conduits
entre des Maçons érudits du XVIIIe
siècle. Les grande questions : origines, filiations, nature initiatique
de l’Ordre y sont abordées avec une grande richesse d’arguments. Pour
chacun des textes, Jean-François Var propose une introduction très
informée.
·
Renaissance Traditionnelle,
n°142, Avril 2005, 92
p. (B.P.161 - 92113
Clichy Cedex, 12 € franco de port).
Avant-propos
par P.M. ; Héraldique et
Franc-maçonnerie : l’équerre et le compas entrelacés
par Bernard Homery ; La loge jacobite
de Rome 1735-1737
par William James Hughan (traduction
de Georges Lamoine) ; La
curieuse note des « Three distinct knocks » ou les tribulations d’un
illustre cadavre par Gilbert
Cédot ; La journée chrétienne
des Elus Coëns par Jérôme
Rousse-Lacordaire ; Deux discours de Claude-Antoine Thory par
Jacques Tuchendler ; Note de lecture par Laurent Bastard.
Pour les derniers retardataires…L’IDERM vous invite à renouveler
votre adhésion 2006 (20 Euros= cotisation + tous les mois La Lettre
de l’IDERM
chèque à l’ordre de « IDERM »)
Notre prochaine séance aura lieu le
Jeudi 20 Avril 2006 à 18 h 15
au Temple Lafayette
Hôtel du Grand Orient de France,
16, rue Cadet 75009 Paris :
Claude Derrien
nous présentera :
Jean-Baptiste Godin
(1817-1888), entrepreneur, militant coopérateur, fondateur du
familistère,
communard… et Franc-maçon.
Attention notre réunion de mai sera
remplacée par la journée d’études du
Samedi 27 mai 2006 (14h-18h) au
Temple Groussier
La Franc-maçonnerie et la
République
au temps du Front Populaire
La
Franc-maçonnerie dans les années 1930, état des lieux - La
Franc-maçonnerie et le Front Populaire - Les loges et le combat contre
l’antisémitisme des années 1930 - Les loges d’Afrique du Nord dans les
années 30 - Léon Blum, l’Aude et la Franc-maçonnerie - De 1936 à 1940,
les parlementaires maçons face aux votes « historiques »… |
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.mars
2006
N°2006-2
OUVRAGES'
,
.
Le Dictionnaire des outils par Daniel
Boucard, Éd. Jean-Cyrille Godefroy, 2006, 800 illustrations, 740 p.,
65.
Ce
magnifique dictionnaire propose la plus importante somme d'informations
jamais rassemblées sur
les outils en France. Daniel Boucard est déjà l'auteur de trois livres
passionnants qui traitent des outils de métiers, des outils taillants et
des haches. Autant dire qu'il se distingue vraiment comme un spécialiste
du sujet. Il propose ici un dictionnaire des outils anciens et des
instruments utilisés dans la plupart des métiers, le tout agrémenté de
citations d'auteurs, de croquis, de dessins et d'illustrations anciennes
d'outils en situation d'emploi, s'étalant sur une dizaine de siècles. On
découvre ainsi avec intérêt qu'un outil peut avoir ou avoir eu plusieurs
noms, comme par exemple le niveau maçonnique, appelé aussi la« libellule
». Malgré la multiplicité des noms et surnoms pour un même outil,
l'auteur constate que l'on connaît en France une remarquable homogénéité
en la matière par rapport aux autres pays européens. Daniel Boucard,
dans cette œuvre tout aussi monumentale que remarquable, si
judicieusement et abondamment illustrée, s'efforce de nous faire prendre
conscience de la valeur intrinsèque de ces outils, pour que leur utilité
ne sombre pas dans l'oubli. Négliger leur fonction serait pour eux comme
une seconde mort, alors que de génération en génération les outils ont
aidé les hommes dans leur évolution et font partie du patrimoine de 1
'humanité créatrice.
.
The
origins of Freemasonry, facts & fictions par Margaret C. Jacob,
University of Pennsylvania Press, Philadelphia, 2006, 168 p., $ 16,7.
Venue à l'histoire de la Franc-maçonnerie par celle du XVIIIe siècle, on
sait combien les travaux de Margaret Jacob ont renouvelé les études
maçonniques depuis une quinzaine d'années. Dans ce nouveau livre, elle
nous propose une synthèse de ses recherches sur quelques questions clefs
comme le problème des origines; le rapport des loges à l'espace public
et au politique; la Franc-maçonnerie et les femmes. A son habitude,
l'auteur s'appuie d'abord sur une excellente connaissance des fonds
d'archives d'où elle tire de véritables cas d'école. Outre le magnifique
fonds conservé au Grand Orient des Pays-Bas qu'elle travaille depuis des
années, elle nous propose aussi des documents issus des fameuses «
Archives Russes.»--
restituées au Grand Orient de France en 2000 (où l'on découvre notamment
la plus ancienne attestation de l'existence d'une loge féminine: 1745).
Dans ces diverses problématiques, elle analyse le rôle de la Maçonnerie
dans les «Lumières ». Le modèle qu'elle présente semble assez différent
de celui habituellement reçu par l'historiographie française, hostile ou
favorable, mais plus nuancé, plus stimulant il est aussi plus
convainquant.
.
Le Rite Écossais Ancien Accepté: mise en
perspective historique deux siècles après: Colloque
International, placé sous l'égide de l'Aréopage «Sources », Paris 31août
2004,358 p. , 10 Eu.
A commander à AMHG, 16 Rue Cadet, 75009 Paris (chèque à l'ordre d'AMHG).
A la suite de nombreux autres colloques commémorant le bicentennaire du
Rite Écossais Ancien et Accepté, ce colloque du 31 août qui eut lieu à
Paris avait pour thème l'universalisme avec les contributions
interobédientielles de plusieurs intervenants: De l'ordre du Royal
Secret en Amérique avant 1801 de Brent Morris; Nouveaux regards sur
l'origine des Hauts Grades par Roger Dachez; Le Rite Écossais Ancien et
Accepté, conservatoire de la tradition occidentale par Jean-Pierre
Lassale ; Réflexion sur la spiritualité dans le RÉAA par Andrée Prat ;
L'énigme des constitutions secrètes par Pierre Noël; Les routes du RÉAA
par Yves Hivert-messeca; Au cœur de l'Art Royal.. le Rite Écossais
Ancien et Accepté par Pierre Mollier ; Discours de clôture par Alain de
Keghel.
.
Rose
Croix Essays par John Mandelberg, Lewis Masonic, Hersham, 2005,
208 pp.
Si sa
création est assez tardive
-
1845 - le Suprême Conseil
d'Angleterre a aujourd'hui une place
éminente d~ms la Maçonnerie anglaise. L'auteur avait déjà publié en 1995
une volumineuse histoire de l'institution (Ancient and A ccep ted, 1164
pp. !), il propose aujourd'hui une série d'essais complémentaires. La
partie consacrée à ta formation du rite écossais présente aux lecteurs
anglais les acquis de la recherche des dix dernières années notamment
aux Etats-Unis et en France (Deux siècles de R.E.A.A. publié à Paris en
2004
est plusieurs fois cité).
L'aspect le plus nouveau. réside dans l'étude des débats
-
et même des controverses
-
que connut le Suprême Conseil
dans les premières décennies de son existence. En effet, il était divisé
entre un groupe dont la figure de proue était le Docteur Crucefix
voulant rester solidement arrimé à ses fondateurs de la Juridiction
Nord-américaine et attaché au caractère chrétien du rite et un autre
courant animé par le Frère Leeson quî entretenait des relations étroites
avec le Suprême Conseil du Grand Orient de France et défendait une
conception universaliste de l'écossisme. On sait que ce sont les
partisans de Crucefix qui l'emportèrent et que Leeson, bien que Grand
Commandeur pendant près de dix ans, disparaît de 1 'histoire.
Conséquence de ces vifs débats, l'auteur s'attache ensuite à montrer
l'évolution du rituel de Rose-Croix outre-Manche qui' présente des
caractères très particuliers pour lesquels il propose quelques pistes.
Une dernière partie dessine l'histoire de l'expansion «coloniale» et des
relations internationales du Suprême Conseil d'Angleterre.
PERIODIQUES
.
Chroniques d'Histoire Maçonnique, no58,
année 2005; 10 (Conform/Edimaf
-
1O~ rue
Edouard Vaillant, 92300 Levallois-Perret 01.49.68.83.06).
Avant-propos. Etudes Joannes Jacobus Regis, eques e Legibus,
Archichancelier de l'Empire et Grand- maître de l'Ordre maçonnique en
France par Pierre Mollier ; Dossier: La franc-maçonnerie et la
séparation des Églises et de l'État: La Franc-maçonnerie et la question
religieuse à l'aube du XX' siècle par André Combes; Une campagne de
presse antimaçonnique à Etampes entre 1889 et 1893 par François
Cavaignac; Les franc-maçons Rennais et la loi de séparation des églises
et de l'état par Daniel Kerjan; Figures: Regards sur la Franc-Maçonnerie
à travers la Correspondance Paul Valéry-André lebey par Micheline
Hontebeyrie. De l'ordre monastique à l'ordre maçonnique par Pierre
Chevallier. Notes de lecture.
.
Renaissance Traditionnelle, no141, janvier
2005,76 p. (B.P.161- 92113 Clichy Cedex, 12 franco de port).
Avant-propos par Pierre Mollier La franc-maçonnerie et le mystère de
l'Acceptation 1630-1723 par .Matthieu D.J.Scanlan; Les sept sceaux des
Élus Coëns III-Les grades « coëns » par Serge Caillet; Correspondance de
FR. Saltzmann avec J.-B. Willermoz 1779-1819 par Robert Amadou; Notes de
lecture par Pierre Mollier.
Notre prochaine séance aura lieu le Jeudi 16 Mars
2005 à 18 h 15 au Temple Lafayette
Hôtel du Grand Orient de France, 16, rue Cadet 75009 Paris:
Georges Renauld nous présentera: Jean Baptiste Clément Poète et
chansonnier montmartrois, communard et franc-maçon
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Février 2006 N°2006-1
OUVRAGES
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La Tranquillité de Caux, le chansonnier et le tour de France (1837-1842) de Jean-Jacques Laurès dit « La Tranquillité de Caux» Compagnon Passant tailleur de pierre. Documents présentés par Jean-Michel Mathonière,
Éditions La Nef de Salomon!, collection Les carnets de Dédale, 64 pp" 18E.
Plus encore que l'histoire rnaçonnlque, l'histoire des Compagnonnages souffre de la force des légendes et des préjugés, fussent-ils pleins de bonnes intentions. Aussi, une meilleure connaissance de ces singulières
fraternités initiatiques de métier suppose-t-elle un véritable travail historiographique. La première étape en est la mise à jour de sources documentaires et leur analyse critique. C'est à ce passionnant chantier que se consacre Jean-Michel Mathonière qui nous propose là un ouvrage de référence, En effet, grâce à cet ensemble d'archives exceptionnel
-
notes de voyage, comptes, chansons- l'auteur reconstitue avec beaucoup de détails révélateurs ce qu'était le « Tour de France» d'un compagnon dans la première moitié du xrxe siècle. Les «documents comptables» procurent des informations sur son mode de vie, les bagages qu'il prépare avant de prendre la route, les rythmes de travail... Les chansons donnent l'ambiance et 1'« univers mental» du jeune compagnon. Les pièces les plus impressionnantes sont bien sûr celles relatives à l'apprentissage de « l'Art du Trait» auquel l' initie « le sieur Albin dit la vertu, Compagnon passant Maître maçon à Saintes. « La Tranquillité de Caux », Jean-Jacques Laurès (1815-1883), a bien illustré la devise des Compagnons Passant tailleur de pierre, « Travail et Honneur ».
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Les Receveurs Généraux des Finances Dictionnaire biographique des 500 fonctionnaires banquiers par Pierre-François Pinaud, 384 pp.,
Éditions du Trésor, 35
Le prestige d'un grand corps d'État dépend en partie de l'histoire personnelle de ses membres. Placés à la tête de la hiérarchie financière des départements, les receveurs généraux des finances, de 1795 à 1865, étaient investis d'un pouvoir qui les a souvent fait prendre pour des « préfets financiers ». Successeurs des Fermiers Généraux de l'Ancien Régime et prédécesseurs immédiats des actuels Trésoriers-payeurs généraux, ils sont à la fois les comptables supérieurs du Trésor chargés de centraliser les deniers publics dans chaque département, mais aussi de véritables banquiers. Ils avancent à l'État une partie des recettes fiscales. Ils investissent et, par leur-"crédit"
orientent m'investissement des notables de leur départemet. Ils ont donc joué un rôle actif dans le développement de la France moderne. Plus de 500 notices biographiques signalent notamment leur appartenance maçonnique lorsqu'il y a lieu.
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A l'Orient de la Brie, Histoire de la franc-maçonnerie dans la Brie historique, -Seine-et- Marne, Val de Marne et Aisne occidentale par Alain Vivien, 80 p., 12.
Alain Vivien propose ici avec maestria une monographie régionale sur la Brie. Dans cette région des nombreuses loges militaires apparaissent dès la deuxième moitié du xviii siècle. Les régiments se déplaçant de cantonnement en cantonnement, il est difficile de retrouver des documents d'archives les concernant. Cependant des loges bien implantées localement apparaissent. Elles sont parfois en liaison avec les loges militaires. Après être tombées en sommeil lors de la Révolution, elles réapparaissent sous le Directoire, le Consulat et surtout l'Empire, protégées sinon animées par les fortes personnalités de Joseph Fouché et de Maurice Gaillard, l'un de ses plus fidèles lieutenants. Après la Restauration, les loges traversent des temps difficiles marqués par une suspicion politique. La monarchie de Juillet et la seconde République verront refleurir la franc-maçonnerie, qui pourtant sera bientôt bridée puis interdite après le coup d'État du 2 décembre 1851. Enfin la franc-maçonnerie relèvera la tête à la fin du Second Empire et imprègnera durablement les institutions et la société de la Troisième République avant de subir une violente répression sous le régime de Vichy.
.1791 La dernière année de Mozart par H.C. Robbins Landon, Ed. Fayard, 2005,320 pp., 20 .
A l'âge de trente cinq ans, Mozart est à l'apogée de son art. A la veille de sa mort, il écrivit plusieurs de ses chefs d'œuvre les plus connus, et ce, en un temps record: La Clémence de Titus, la Flûte enchantée, le Requiem. Bien des questions demeurent sans réponse au sujet de la mort si soudaine de Mozart. Celle-cisuscita aussitôt toutes sortes d'hypothèses quant à sa cause véritable.
Très vite, des rumeurs d'empoisonnement commencèrent à circuler. Une question et non des
moindres se posait quant à l'implication effective de Salieri dans cette fin macabre. En effet, celui-ci jaloux, l'avait-il empoisonné? Pourquoi, alors que Mo~art avait connu le succès, la dernière année de sa vie a-t-elle été empreinte de tant de misère? Pourquoi un si grand abandon au point que sa sépulture même fut la fosse commune? Quel fut le rôle exact de sa femme Constanze ? Qui était ce visiteur mystérieux qui lui commanda un Requiem quelques semaines avant sa mort (commande qui resta inachevée) ? Et ses frères francs-maçons ~raient-ils eu de tels griefs contre lui au point de totalement l'abandonner?
C'est à toutes ces questions que l'auteur s'efforce de répondre en examinant objectivement tous les indices qui permettent de mieux comprendre tant la vie quotidienne du compositeur dans la Vienne impériale que les facteurs supposés de sa fin tragique.
PERIODIQUES.
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La Chaîne d'Union no35 - Janvier 2006, Éditions Maçonniques de France, revue trimestrielle, 120 pp. 10 euros.
\
Ce nouveau numéro présente un éditorial d'actualité Une Lumière nommée Mozart par Corentin Gourmelin; un entretien avec Michel Maffesoli traitant de Richesse et Universalité de la démarche initiatique suivi d'un dossier spécial consacré à la Symbolique des outils et recherche de la perfection. Faut-il être manuel pour être franc-maçon? par Irène Mainguy ; Pour échanger un vieil homme contre un homme neuf par Gibet; Les outils du compagnonnage aussi avaient un sens par Jean-François Blondel; Petit traité d'héraldique maçonnique par Pierre Mollier. A la suite du dossier, la revue propose: Il y a 250 ans naissait Mozart, l'Enchanteur. Une lecture philosophique de la flûte enchantée par Nicole Desgranges; Il y a 20 ans, mourait Francis Viaud, le reconstructeur par Denis Lefebvre; Francis Viaud : un héritage inégalement réparti un entretien avec Alain de Keghel, Souverain Grand Commandeur du S.C. du RE.A.A. du G.O.D.F.; Après 1905, 1906. La Franc- maçonnerie et la querelle des inventaires par François Cavaignac; Ici tout est mémoire, ou ça devrait l'être par Georges Lerbet; Nous avons laissé nos métaux à la porte du temple par Alexis Nouvellon; Poésie: Pierre Piovesan ou l'optimisme raisonnable par Jean-Luc Maxence; Notes de lecture par Irène Mainguy et Claude Saliceti.
Notre prochaine séance aura lieu le
Jeudi 16 février 2006 à 18 h 15
au Temple Lafayette Hôtel du Grand Orient de France, 16, rue Cadet 75009 Paris:
Didier Le Masson nous présentera:
La franc-maçonnerie et le national socialisme
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