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Colloques du Bicentenaire

Lyon

Toulouse

Bordeaux

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Colloques  

du 

bi-centenaire

 

14.02.2004 : Colloque de Lyon
"Initiation et Liberté"
20.03.2004 : Colloque de Toulouse
"Identité Écossaise"
Centre de Congrès Diagora - Labège.

17.04.2004 : Colloque de Bordeaux
"Bordeaux porte de l'Ecossisme"
Salle "La Provençale" route d'Andernos.
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22.05.2004 : Colloque de Marseille
"Origine, Essor, Développement du R.E.A.A." 
C.M.C.I.-W.T.C. 2 rue Henri Barbusse (Métro Vieux Port )
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31.08.2004 : Colloque de Paris
"Le R.E.A.A. : mise en perspective historique deux siècles après"
Hôtel Cadet, Temple  Groussier.
18.09.2004 : Colloque d'Arras
"Le R.E.A.A. : dans le Nord"
Hôtel Mercure, salle de l’Atria, 58, Boulevard Carnot, ARRAS 62000
 

06.11.2004 : Colloque de Metz
"Aux origines messines du Rite"
à Montigny les Metz
05.12.2004 : Colloque de Rouen
"REAA et Liberté de Conscience"
Espace culturel Beaumarchais- Maromme
 
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Colloque de FORT de FRANCE, samedi 20 novembre

Colloque « Le Suprême Conseil pour les îles Françaises de l’Amérique du Vent et sous le Vent »

 

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Colloque de POINTE A PITRE, samedi 27 novembre

Colloque sur le même thème.

 
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Colloque de CLERMONT-FERRAND, samedi 11 décembre

« Le REAA et le Concordat  de 1804» 

Temple 5-7 rue Villiet Clermont-Fd .

 

Bi Centenaire  et colloques

Échéance que nous pouvons qualifier d’historique, jalon important en tout cas dans l’histoire de la Franc-maçonnerie et de son évolution, l’année 2004 marquera le Bicentenaire de l’implantation en France, le 22 septembre 1804, par le T\Ill\F\ Alexandre de Grasse-Tilly,  du Suprême Conseil du Rite Ecossais Ancien Accepté et de la conclusion, le 5 décembre de la même année, du Concordat avec le Grand Orient, acte fondateur. Ainsi la France, berceau qui vit naître et initier Etienne Morin, porteur de la fameuse Patente, voyait-elle revenir vers elle, à l’aube d’un nouveau siècle, un rite des Hauts Grades de Perfection enrichi et fécondé en Amérique à la faveur d’une conjoncture complexe que les historiens éclaireront tout au long des prochains mois à la faveur des colloques organisés par le Suprême Conseil, Grand Collège du R\E\A\A\ du Grand Orient de France. Ce sera, à n’en pas douter, pour chacun d’entre nous une occasion de nous réapproprier ce patrimoine unique dont ont si bien traité nos TT\Ill\ FF\ Jean-Pierre Donzac et Pierre Piovésan dans leur récent ouvrage à ce sujet. 

Le Grand Orient de France, première Obédience de France, a la mémoire du temps et a su manifester  sa haute conscience de ce que représentent les Ateliers capitulaires et, au-delà, l’ « écossisme » dans sa globalité structurée. C’est aussi pourquoi le président du Conseil de l’Ordre nous a très tôt fait part de son propre choix de faire de l’année 2004 celle du R\E\A\A\ pour l’ensemble de l’Obédience,  marquant ainsi l’attention qu’il porte à la pluralité de tout ce qui est constitutif du  riche patrimoine maçonnique. 

Le Grand Commandeur et le Grand Maître auront l’occasion de manifester ensemble en différents lieux, et en des moments forts des commémorations de 1804, la cohérence d’une construction soutenue par des actions lourdement chargées de symboles et de sens. L’édifice maçonnique du Grand Orient de France apparaît ici plus que jamais tout  à la fois dans toute sa modernité et fidèle à ses options fondatrices. Il le peut grâce à sa riche diversité, avec tous ses atouts d’ouverture généreuse et son irremplaçable façade internationale, élément de convergences dans le respect profond des différences et des spécificités. C’est ce qui constitue le  kaléidoscope d’un univers  conforme à notre haut idéal maçonnique. Les complémentarités bien comprises, les singularités bien assimilées, l’intelligente fraternité, l’intelligence de la raison, retrouvent  leurs droits, dès lors que le cœur reprend les siens sur les vues doctrinaires, étriquées, ou particulières d’un moment. C’est bien un des enseignements que nous pouvons tirer de notre relativement longue  histoire, parfois mouvementée. Il importe de « ne pas coller le nez à la vitre » et de savoir prendre du recul afin de savoir mettre les évolutions en juste perspective sur le long terme. 

L’année du Bicentenaire du Suprême Conseil du R\E\\A\ sera donc par essence, une année d’ouverture sans a priori et de rencontres sans restriction aucune. Le Suprême Conseil  l’aborde avec la volonté déclarée, profonde et sincère d’en faire un moment authentiquement privilégié d’échange, de main tendue, de dialogue structurant, tant au plan national qu’international avec ceux et celles, initiés ou profanes, qui portent un intérêt exigeant aux évolutions à travers le temps, l’espace et les sensibilités diverses. Ensemble, les acteurs de la scène maçonnique de ce début de siècle ont la capacité de réunir ce qui est épars, de reconnaître le droit respectable à la différence  qui enrichit plutôt qu’elle ne divise. Les élans sans précédent et encourageants enregistrés à l’occasion du 275ème anniversaire de la Maçonnerie française sont là pour  témoigner que tout est possible lorsque la bonne volonté et  l’intelligence prévalent. 

L’ « écossisme » conscient de son passé, n’en tire aucune gloire, mais plutôt des obligations. Il n’oublie pas son rôle libérateur, il n’est pas aujourd’hui un courant maçonnique pris de vertige, même s’il  en fut en parfois tenté par le passé, ni non plus un corps désincarné vivant hors des réalités contemporaines. Comme deux de nos TT\Ill\ FF\ ont pu l’écrire, le Rite est  convergence ou synthèse du rationnel et de l’imaginaire. Il doit laisser  l’espace au droit à  la différence dans une liberté de conscience absolue. Tel est notre choix proclamé. Telle est notre devise. Nous ne sommes pas en quête de reconnaissance, ni de « pouvoir ». Nous ne quémandons d’ailleurs rien, hormis la fraternité. Puissions-nous tout simplement et humblement, à la faveur de cette échéance qui va durer toute une année, faire cette avancée idéale. Ce vieux  rêve humaniste, nous devons apporter le témoignage qu’il n’est point utopique. Nous croyons en l’homme et en sa capacité à conjuguer les différences, dans un respect qui aille au de là de la simple tolérance. Si dans un an, au bout du chemin,  nous pouvons dire tous ensemble: « Nous avons avancé, nous avons un peu avancé », alors ces célébrations auront été plus que de simples commémorations. Elles auront marqué le point d’un nouveau départ. Formulons ce vœu qui est aussi un espoir auquel nous associons chacun sans distinction de rite, de courant, de juridiction, de nationalité, ni d’obédience. Et rendons grâce à tous ceux, petits et grands maçons qui nous ont précédés à travers les tourmentes et qui ont, durant deux siècles, construit patiemment cet édifice dont nous sommes aujourd’hui les dépositaires d’un moment. Ayons conscience de notre responsabilité devant nos FF\ et devant l’histoire. 

En poursuivant la série de l’ « ECOSSAIS » lancée voici deux ans, nous pensons répondre à l’attente de nombre d’entre nos lecteurs, à votre attente, à vous qui, en vous l’appropriant, en avez fait une publication en quelque sorte plébiscitée. Nous y avons vu un engagement  à persévérer dans notre quête collective de mémoire en espérant que nos lecteurs seront toujours aussi fidèles et nombreux à soutenir notre effort éditorial sous-tendu par l’exigence.

 

Alain de KEGHEL 33°

T\P\S\G\C\

(« L’Ecossais » N°6)    Editorial