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Colloques du Bicentenaire

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Colloque 

bi-centenaire

à

Toulouse

 

Le Colloque de Toulouse s’est déroulé au Centre des Congrès Diagora Labège,

Le Samedi 20 Mars 2004 à 15h30 en présence de 550 personnes.

Le titre de ce Colloque  était « Identité Écossaise »

 

Sous la présidence d’Alain de Keghel , Grand Commandeur du Suprême Conseil

Grand Collège du REAA- GODF

 

L’organisation a été assurée par l’Association des Hauts Grades Écossais

 

-=-=-=-=-=-=-

 Voici quelques extraits des interventions du Colloque de Toulouse.

20 Mars 2004 

 

Allocution de bienvenue de Bernard Gillard.  Premier Lieutenant Commandeur du Grand Collège REAA-GODF

Extraits.

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Le Grand Orient de France, cela sera rappelé dans un instant par le représentant du Grand Maître, a déclaré que l’année 2004 serait l’année du Rite Écossais Ancien Accepté de l’Obédience. Il est vrai que son histoire  est intimement liée à celle des loges de perfection et des Hauts Grades maçonniques. Officiellement le Rite Écossais Ancien Accepté  rapproche la Grande Loge Générale Écossaise et le Grand Orient de France dès la signature du Concordat signé entre les deux entités, le 5 décembre 1804.  C’est  aussi l’année de notre naissance. 2004, l’année de notre bicentenaire.

Depuis 1804, ce rite n’a cessé d’être pratiqué  en particulier dans les Hauts Grades jusqu’au  33e degré. Son animation, sa conservation et sa gestion ont été placées sous l’autorité du  Suprême Conseil dans le cadre d’accords successifs signés avec le Grand Orient de France au fil du temps.

Qui dit anniversaire, dit jour de fête. Le Grand Orient et  le Suprême Conseil, Grand Collège du Rite Écossais Ancien Accepté du GODF  ont voulu ensemble que ce  rendez-vous soit celui de toutes les Juridictions dans une ambiance festive, culturelle, fraternelle, universelle, et pour tout dire oecuménique, car le Rite Écossais est facteur de consensus Il est le plus  en usage dans le monde. Il est un rite libérateur. Notre ouverture sur l’autre et sur les différences , doit aussi se manifester ici aujourd’hui. Tel a été notre souhait.

 ………………

Extraits de conférence de Jean Robert Ragache. Universitaire. Membre du Suprême Conseil

 Le Rite Écossais au regard de son histoire

…………….

C’est sous cette triple influence Angleterre, France, États-Unis, qu’allait s’épanouir le Rite Écossais Ancien Accepté, ce qui explique sa pratique mondialisée, ce qu’on pourrait appeler son cosmopolitisme. Au XVIII° s. le cosmopolitisme est une philosophie, un état d’esprit, une manière de vivre, hors des liens religieux ou nationaux. Le cosmopolite, c’est un membre du genre humain même si dans la réalité, il s’agit du modèle culturel français qui est exporté chez toutes les élites intellectuelles. Du fait de ces diverses influences, il y aura diverses lectures du rite à travers le monde, chrétienne, philosophique, morale, agnostique.

 Pour finir, il y a sans doute un autre élément qui a permis l’extension de ce rite dans le monde et sa pénétration dans les esprits. Les Lumières au sens le plus rationnel du terme ont en fait connu  une apogée entre 1748 et 1765.  Les Lumières de l’Encyclopédie ne sont pas celles de Rousseau. Car très vite a été critiqué le côté desséchant de la raison totalitaire l’homme éclairé devant agir en toute lucidité, sans jamais se laisser troubler par les sollicitations du sentiment ou de la passion. Une réaction va donc envahir la fin du siècle : définir l’homme par son seul intellect est insuffisant et l’on assiste au retour du refoulé. Le siècle des Lumières c’est aussi celui de l’Illuminisme où l’intuition prime le raisonnement. On assiste donc à un retour du religieux au sens large, et la Franc-maçonnerie avec ses rites, symboles, emblèmes satisfait pleinement ce besoin d’épanouissement issu de la raison et de l’imaginaire et notamment le REAA qui est la synthèse des deux.

 Le reste de l’histoire du rite n’est que la poursuite de cette enfance si diversifiée, aux influences variées, aux hommes si différents. Il est aujourd’hui présent dans tous les pays où se trouve la maçonnerie car sa caractéristique essentielle, c’est son adaptabilité, son cosmopolitisme, son universalité. Il est rassembleur et présente une unité dans sa diversité même. Sa philosophie et ses pratiques permettent à chacun de s’épanouir en toute liberté d’approche. Il donne le temps de la progression, de la perfection. Il est fait d’autant de trouvailles que de recherches. Au fil du temps, il doit permettre à l’homme de s’accomplir.

 

…………………

Extraits de la conférence d’Alain Gérard.

Docteur en droit. Docteur en philosophie. 

Le symbolisme du Rite écossais Ancien  Accepté.

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Le mélange de tous ses éléments de provenance différente au sein de notre REAA, dû peut être partiellement à l’ignorance ou à l’imagination des créateurs successifs de ce rite, va dans le sens de cette réutilisation des mythes qui a caractérisé la fin du XXe siècle. Le travail de la raison cerne désormais ses limites. La science n’a plus la superbe qu’elle avait au début du siècle. Le monde se révèle à elle de plus en plus complexe et elle ne dédaigne plus dans sa poursuite de la vérité le concours de la philosophie.

………………………

Un symbolisme aussi touffu est-il encore porteur de liberté et d’épanouissement ? La question est parfois posée. Mais un symbolisme, de par son caractère d’ouverture même, ne peut être que facteur de liberté. Et plus il est touffu (et plus il est chaotique, peut-on certainement dire) plus il offre de possibilités d’interprétation, donc plus il est facteur de liberté.

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Mais alors quelle utilité, s’il permet tout ? C’est une invitation, une main tendue, comme la réalité elle-même qui s’offre et ne se donne pas complètement.

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Extraits de la conférence de Jean-Michel Ducomte. Universitaire.

 Le Rite Écossais Ancien Accepté. Quelques réflexions anthropologiques.

 ……………………...

 Après avoir tenté de discerner les origines de l’écossisme qui nous ont permis de percevoir ce qui en explique l’existence, dans le prolongement des développements consacrés à sa dimension symbolique, desquels nous avons retiré un éclairage  sur son mode de fonctionnement, reste de s’interroger sur les fonctions qu’il remplit.
………………………

 L’existence du rite écossais renvoie à la question plus large de la pluralité des rites et de son influence sur l’unité de la franc-maçonnerie et l’universalité de ses principes.

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En quelque sorte, la reconnaissance du rite écossais apparaît comme une confirmation pédagogique de la nécessité pour la franc-maçonnerie de cultiver en permanence la diversité en son sein. Elle ne requiert pas de ses membres de la ressemblance, elle nierait sa raison d’être en produisant de la similitude ou en imposant de la conformité.
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 Chacun est libre de donner le sens qu’il souhaite à son engagement, mais sait que derrière les mots, les formules, les grades existent des valeurs qui sont autant de déclinaisons complémentaires des principes qui donnent sens à l’engagement maçonnique.  

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Progressivement détaché des considérations circonstancielles qui ont présidé à sa naissance, frotté à l’évolution de la franc-maçonnerie libérale, le rite écossais peut aujourd’hui être pratiqué pour ce qu’il se révèle être fondamentalement.

S’il exprime une esthétique un peu baroque, un appel à l’imagination posée comme compagne indispensable de la raison critique. Tout n’est pas dit, chacun restant maître de l’interprétation qu’il souhaite donner aux divers éléments du rite. Sous l’éclairage d’une tradition dépouillée de ce qui pouvait la rendre trop porteur d’un élément contraint, le rite écossais fonctionne à la façon d’un appel, chargé d’émotion , à l’affranchissement des habitudes,  à la mise en débat des idées reçues. L’imagination au service de l’esprit critique en  quelque sorte.

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Extraits de l’allocution

du Très Puissant Souverain Commandeur Alain de Keghel

 Le REAA, sens d’un Rite libérateur et Identité Écossaise aujourd’hui.

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 En cette année de bicentenaire du Suprême Conseil, Toulouse n’a pas failli à sa réputation et à sa tradition en proposant de traiter de notre identité et de notre héritage. Vous avez choisi pour notre colloque ici de magnifier, au delà du rite, les vertus cardinales de notre obédience, de notre juridiction et de notre ordre. Nous avons ensemble élevé la laïcité au rang des valeurs les plus chères et les plus dignes de nos combats citoyens. Mais dire cela n’est, bien entendu, pas méconnaître le droit de chacun à des aspirations spirituelles qui appartiennent à la sphère privée et n’ont rien à voir avec ce combat légitime et collectif. Car nous savons bien que la liberté de l’individu s’arrête là, où elle empiète sue celle d’autrui. 

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 Cette voie médiane nous situe dans une position équidistante entre universalité et respect des options intimes, l'espace public devenant sanctuaire ne souffrant aucune intrusion partisane. C'est la transposition à la société civile de ce que nous appelons notre Temple idéal. La laïcité, partie intégrante de notre démarche, est à ranger au nombre des plus belles utopies. Elle est la libre confrontation qui consiste à laisser s'exprimer dans la sphère privée les différences philosophiques ou spirituelles, voire politiques en s'interdisant tout autre instrument que le langage. La laïcité, à la différence des religions, et lorsqu'elle n'est pas dévoyée, ne sera jamais prosélyte. Elle a donc vocation à être génératrice de paix et de loi commune dans la sphère publique, contre tout communautarisme. L'expérience vécue en France, en Turquie, en Belgique et ailleurs dans le monde où ce mode de faire a été retenu, atteste de ses vertus de sagesse au point d'entendre chez nous aujourd'hui des prélats s'en réclamer.

Toulouse, théâtre des grands procès cathares, ne pouvait qu’être, dans un juste retour de l'histoire, le site idéal pour la confrontation d'idées autour de notre place et de notre responsabilité dans le combat identitaire et laïc. Non loin de Roncevaux, tel Roland faisant acte de bravoure absolue pour barrer la route à l'envahisseur en brandissant sa légendaire épée Durandal, le R.‑. E.‑. A.‑. A.‑. lève aujourd'hui son glaive avec fierté en s'inscrivant dans la longue lignée d'un ordre maçonnique écossais qui entend bien être « sans peur et sans reproche ». L'immobilisme nous serait non seulement fatal, mes Sœurs et mes Frères, mais il consacrerait aussi la victoire des forces obscurantistes sur celles de la progression et du mouvement dont nous nous réclamons. Hiram nous a montré la voie. Nous cherchons la parole perdue et n'entendons point, en si bon chemin, renoncer à cette quête. Nous sommes même bien décidés à aller de l'avant. Alors unissons nos cœurs, unissons nos esprits et nos consciences pour que prévalent encore pour longtemps les nobles préceptes qui nous réunissent et que nous ont légués nos prédécesseurs. Le bicentenaire est là pour nous rappeler nos obligations à poursuivre l’œuvre entreprise et non pour nous en glorifier. Faisons ensemble le serment de nous y tenir en disant en vaillants chevaliers: «Je maintiendrai. Ensemble, nous maintiendrons ».